20/08/2005

Reqieum for a Dream 1

Pourquoi ? Parce que la BO du film à bercé l'écriture (rapide) de ce texte)
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Un désert, quelque part.

Un nuage de poussière, un train qui émerge. Convoi de transport, mais aussi de marchandise. Explosion, la locomotive déraille, se couche, le monstre de métal s’arrête, enfin. Des hommes, masqués, prennent d’assaut le train, on rassemble les gens sur le sol, quelques blessés légers, deux presque morts, les conducteurs.

 

Un premier butin est prélevé sur les vivants, ils partent ensuite chercher le gros du magot. Les convois à bestiaux sont ouverts, une odeur de pourriture y règne, inquiétude. Des bruits, étranges, et puis le bruit sourd d’un coffre de bois qu’on ouvre. Un cri, des hurlements, d’autres bruits sourds et puis le silence.

 

On s’inquiète, les gens paniquent, ils ont raison. Par dizaine, ils ont sentis la chaire fraîche et le sang, ils ont faim. Hurlements, peaux qu’on déchiquette, corps qui se rompent, sang qui coule, bruit de mastication. Ils ont étés réveillés, plus d’issue, un bouton à été poussé, l’alerte est donné, tout ira vite.

 

Un nuage de poussière, une voiture, noire, un camion, blanc. Six humains, masque protecteur sur le visage, noirs et vêtu de cuir. Ils sont appelés en urgence, se sont les chevaliers de la dernière chance, ceux qu’on appelle quand plus rien n’est logique. Six, cinq hommes, une femme, le soleil luit sur leurs lunettes noires.

 

Elle s’approche, les invectives, elle a le Pouvoir, elle est nécromancienne, elle n’a plus peur. Ils la regardent, hésitants, elle les commande, ils la suivent, piétinant la chair, les os, la terre. Rassemblés, parqués, moutons dociles et dangereux, dans un corral d’acier bleuâtre, elle au milieu d’eux.

 

Lance-flamme en main, une langue de feu s’échappe du cône renversé, elle tourbillonne sur elle-même, arrosant de feu liquide les créatures, ils se collent aux murs comme des mouches sur du miel, et elle continue, s’enroulant dans de longues écharpes de feu, dessinant des figures qui n’ont rien à envier à celles d’une peintre moderne, art de la mort.

 

Le feu brûle, purifie, tout n’est bientôt plus que cendre, elle, au milieu, protégée par son Pouvoir, elle attend. Le corral s’ouvre, elle sort, le lance-flamme sur le dos, le tuyau encore en main. Elle remet ses lunettes sur ses yeux violets. Les techniciens du camion rangent le corral, nettoient les cendres et les enferment dans un coffre.

 

Mission de routine, les gens ne semblent pas comprendre que si un train voyage seul, dans le désert, avec une armada de flics à l’intérieur, ce n’est pas parce qu’il y a de l’argent, mais parce qu’il y a danger de mort. Mais les gens ne veulent pas voir la vérité. Les corps, enfin, les restes, et tout le travail attenant seront confiés aux flics, ils trouveront bien une raison quelconque pour l’expliquer aux lambdas. Dos à la carcasse du train et aux restes du carnage, ils repartent, le vent tourbillonnant les accompagnant de sa poussière.

 

Cinq hommes, une femme. Les cas désespérés sont pour eux, on les appelle quand plus rien n’est logique, quand le paranormal rejoint la réalité et que le danger est grand. Leurs missions sont suicidaires, mais banales pour eux. Une nécromancienne, un professeur, un inventeur, un armurier, un informaticien et un flic. Six êtres qui côtoient le paranormal chaque jour. Six êtres qui côtoient la mort chaque jour. Six êtres humains formant l’Unité d’Elite Andromède.


16:36 Écrit par Miss Evergreen | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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